À mi-année 2026, le CAC 40 progresse de 2,70 % sur le seul mois de juin et l'Euro Stoxx 50 de 4,57 %, quand le S&P 500 recule de 1,06 %. La BCE devrait maintenir son taux de dépôt autour de 2,25 %. Le prix du pétrole Brent est retombé proche de ses plus bas de l'année après l'accord de paix signé le 17 juin entre les États-Unis et l'Iran.
Ce que disent les marchés à mi-année
Le premier semestre 2026 a été marqué par une rotation sectorielle notable : après plus d'une décennie de domination des géants technologiques américains, les marchés s'en éloignent progressivement. En juin, les indices européens ont surperformé leurs homologues américains, avec un CAC 40 en hausse de 2,70 % et un Euro Stoxx 50 en hausse de 4,57 %, quand le S&P 500 reculait de 1,06 % sur la même période.
La Banque centrale européenne, après avoir relevé ses taux le 11 juin, devrait selon les anticipations de marché maintenir son taux de dépôt autour de 2,25 % dans les prochains mois. Les rendements des dettes souveraines restent en légère baisse aux États-Unis et en Allemagne, tandis qu'ils progressent légèrement en France, un signal à surveiller sur la perception du risque souverain français.
L'accord de paix signé le 17 juin entre les États-Unis et l'Iran a fait fortement reculer le prix du pétrole Brent, proche de ses plus bas niveaux de l'année. Cette détente sur les prix de l'énergie réduit une partie du risque inflationniste qui pesait sur les anticipations de marché depuis le début de l'année.
Rester investi sans céder à la précipitation
Une bonne performance sur un semestre ne justifie pas à elle seule un désinvestissement. La question à se poser n'est pas de savoir si les marchés vont continuer à monter à court terme, mais si votre allocation reste cohérente avec votre horizon de placement et vos objectifs patrimoniaux.
La rotation vers les valeurs européennes et la baisse du prix de l'énergie sont des signaux favorables à moyen terme, mais les tensions géopolitiques et les incertitudes commerciales internationales restent des sources de volatilité. Un accord de paix, même signé, reste soumis à une période de négociation prolongée qui peut faire évoluer les anticipations de marché.
LCP Partners recommande de conserver une allocation diversifiée entre zones géographiques et classes d'actifs, plutôt que d'arbitrer en fonction d'un seul indicateur de marché. Un point d'étape régulier sur votre portefeuille permet de vérifier que le niveau de risque pris reste adapté à votre situation.